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Charles Péguy


Charles Pierre Péguy né à Orléans , 7 janvier 1873  ; mort à Villeroy , 5 septembre 1914 est un écrivain , poète et essayiste français . Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin.

Mort au champ d'honneur

                                

Mémorial à Villeroy-sur-Marne (Le nom de Péguy se trouve en haut à droite).

Lieutenant de réserve, il part en campagne dès la mobilisation en août 1914, dans la 19e compagnie du 276e régiment d'infanterie . Il meurt pendant les combats de la bataille de l'Ourcq à la veille de la première bataille de la Marne , tué d'une balle au front, le samedi 5 septembre 1914 entre Penchard et Villeroy  (près de Le Plessis-l'Évêque , lieu cité pour sa mort sur la fiche du Ministère de la Défense ), près de Meaux , alors qu'il exhortait sa compagnie à ne pas céder un pouce de terre française à l'ennemi. Il serait mort, selon Victor Boudon, l'un des ses camarades de combat présents à ses côtés, en disant : « Oh mon Dieu, mes enfants...».

Selon le maréchal Juin , le 5e bataillon du 276e RI, dans lequel se trouvait Charles Péguy, est venu en soutien sur le flanc gauche de l'attaque de Penchard, menée par la brigade marocaine, pour une mission de sacrifice sur un terrain à découvert. L'attaque échoua faute d'une préparation d'artillerie.

Cimetière de Chambry

Le 7 septembre, les Zouaves  de la 45e division d'Afrique attaquent les allemands retranchés au dessus de Chambry. Les combats font rage.

 

Le cimetière

Le 8, les zouaves atteignent le cimetière à la sortie du village et, toute la nuit, ils percent les murs du cimetière pour en faire une ligne de défense balayant le plateau où les allemands ont reculé.

GLOIRE A LEURS MORTS Le mur ouest a été conservé avec ses meurtrières mais le cimetière à été aggrandi vers le nord. Seul un pan de mur qui portait une plaque explicative a été conservé :

 

ICI D'ELEVAIT EN 1914

LE MUR DU CIMETIERE;

LES ZOUAVES DE LA 45 EME DIVISION D'AFRIQUE

LE PERCERENT DE CRENEAUX, ARRETERENT L'ENNEMI

ET CONTRE ATTAQUANT AU PRIX DE LOURDES PERTES

LE FORCERENT A UNE RETRAITE PRECIPITEE

QUI CONTRIBUE A LA VICTOIRE DE LA MARNE

6 ET 7 SEPTEMBRE 1914

GLOIRE A LEURS MORTS



L'église

Pendant la bataille de septembre 1914, l'église a servit d'hopital de campagne. Le maitre autel devint la table d'opération et les brancards de bléssés posés sur les bancs.

Sur une boiserie on peut encore lire "Bricard Edouard bléssé le 9 septembre 1914 Priez pour moi"

Louis Braille


             

Louis Braille voit le jour à Coupvray le 4 janvier 1809. A l'âge de trois ans, le petit Louis se blesse l'œil en voulant utiliser les outils de son père qui était bourrelier. L'infection, par manque de soin, gagne l'autre œil et Louis Braille perd définitivement la vue à l'âge de cinq ans.

Il est un élève brillant de l'école de Coupvray qu'il quitte à 10 ans, pour se rendre à Paris afin d'étudier à l'Institution Royale des Aveugles. C'est là qu'il développe son génial système d'écriture en six points saillants disposés en 2 colonnes de 3 points et qu'il enseigne, notamment la musique. Simple et ingénieuse, cette méthode extraordinaire ouvre à des millions de personnes aveugles l'accès à l'ensemble des connaissances écrites.

 En 1835, Louis Braille est atteint de tuberculose. Une légère amélioration lui permettra de reprendre l'enseignement en 1847, avant de mourir en janvier 1852.

Enterré le 10 janvier 1852 aux côtés de sa famille à Coupvray, le corps de Louis Braille est transféré en 1952 au Panthéon, en hommage national. Seule la relique de ses mains sera conservée à Coupvray dans une urne scellée sur sa tombe.

150 ans après, le braille reste d'actualité et facilite l'accès au monde de l'informatique






Ecluse et tunnel de Chalifert

   

entrée du tunnel de Chalifert

L'écluse et le tunnel de Chalifert constituent le débouché ouest du canal de Chalifert, achevé en 1846 afin de raccourcir le trajet des péniches navigant sur la Marne. Prenant eau à Meaux dans le quartier du marché, à quelques mètres au sud de l'ancien canal Cornillon, le canal de Chalifert traverse entre autres les communes d'Esbly, de Coupvray et de Chalifert et permet aux bateaux d'éviter les importants méandres de Trilbardou et de Jablines.

A son débouché ouest, le canal doit franchir l'important coteau de Chalifert et c'est la solution du tunnel qui est retenue pour ce franchissement. Long de quelques 300m, le tunnel débouche sur un bassin rond qui dessert la Marne au sud via une écluse. Ce bassin est aujourd'hui complété d'un port de présence sur les bords de Marne.

Dès les années 1860, le site de l'écluse de Chalifert devient un lieu de plaisir pour les parisiens, et plusieurs guinguettes se succèdent sur son bord. Un restaurant est d'ailleurs toujours ouvert dans ce petit coin de Seine-et-Marne.

Nom :

écluse et tunnel de Chalifert

Date :

achevés en 1846

LE PONT EN BOIS" ou "PONT SUSPENDU


Le Canal de Chalifert est en activité depuis plus de 150 ans. Reliant les deux extrémités d’une boucle de la Marne, il permet une circulation fluviale entre la Seine et l’est de la France. Le Pont d’Esbly est l’un des derniers ponts en bois, quasi d’origine, traversant le canal.




Ouvra ge construit entre 1845 et 1850, il a une double particularité : une association de deux matériaux, le bois et la pierre, et un procédé novateur pour l’époque puisqu’il est suspendu : deux câbles transversaux maintiennent les poutres latérales par deux jeux de vingt et une suspentes.
D’une ouverture de 28 mètres, le tablier en chêne livre passage à une voie de 3,35m.
Sur chaque rive, une culée massive en maçonnerie de moellons est appareillée pour laisser passer les deux câbles.
Ceux-ci s’engouffrent ensuite dans 2 regards contenant des contrepoids.


Une inspection technique faite en avril 2004 a révélé différents désordres sur l’ouvrage, mettant en doute sa stabilité, d’autant qu’il est ouvert à la circulation piétonne mais aussi aux véhicules de moins de 1,5 tonnes.

Les travaux de réfection ont débuté le 10 mai 2005. Ils ont été réalisés en plusieurs phases :

  • Nettoyage général de l’ouvrage, retrait des terres stockées entre les lames du tablier
  • Nettoyage des culées, réparation des trous existants dans la pierre de taille, reprise des jointoiements des pierres
  • Amélioration de l’étanchéité sur les rampes d’accès, et repose des pavés
  • Restauration de l’ensemble tablier – poutres de maintien et câbles de suspente : changement des lames du tablier, des quatre poutres cantilever qui raccordent l’ouvrage en bois aux culées en pierre
  • Traitement des fissures des poutres de bois
  • Traitement fongicide et insecticides de tout l’ouvrage

Les travaux ont été réalisés en maintenant la circulation :

  • Fluviale sous l’ouvrage en permanence
  • Piétonne en permanence
  • Des véhicules en dehors des heures de travail
Les travaux se sont terminés le 8 juillet 2005.

Usine élévatoire de Trilbardou

                                                                                                                              

L’usine élévatoire de Trilbardou est une machine hydraulique situé à Trilbardou , qui permet d'alimenter le Canal de l'Ourcq en eau de la Marne . Elle se trouve en contrebas du canal, à 39 km du bassin de la Villette .

Cette machine, datant de 1865 et classée monument historique en 1989, est toujours en état de fonctionnement, mais l'alimentation en eau du canal est désormais essentiellement assurée par des pompes électriques installées dans un bâtiment à l'entrée du site.

La télésurveillance du Canal de l'Ourcq et de ses installations techniques est assurée depuis un poste de commande installée dans l'usine .

Description

  L'usine de Trilbardou est édifiée à l'emplacement d'une ancienne usine de tréfilerie et de laminage, les établissements Languenard, qui puisaient leur force motrice dans une chute de la Marne de 80 cm. La Ville de Paris racheta les installations et les droits d'eau après un incendie, ainsi que le moulin de Mareuil-lès-Meaux , dont elle supprima le barrage, portant ainsi la chute de Trilbardou à 1,20 m.

Compte tenu de cette faible hauteur de chute, mais de l'importance du débit de la Marne, une usine élévatoire alimentée par une roue hydraulique système Sagebien était parfaitement adaptée aux besoins, et cette technique, bien maîtrisée à l'époque, permettait d'obtenir un rendement énergétique de 85 % à 90 %.

Ce type de roues a comme particularité de posséder des aubes non radiales, de manière à ce qu'elles soient inclinées à 45 degrés lorsqu'elles pénètrent l'eau, évitant ainsi de provoquer des chocs et des tourbillons qui réduiraient le rendement du système tout en nécessitant plus d'entretien du dispositif. Les pertes d'énergie sont donc réduites et l'eau travaille plus par son poids que par sa vitesse.

La roue Sagebien mise en œuvre, de 11 mètres de diamètre et 6 mètres de largeur, est la plus importante jamais construite, les roues de moulin habituelles ayant un diamètre de 4 à 8 mètres. Elle comprend 70 aubes en sapin de Lorraine, soit 28 m³ de bois, ainsi qu'un arbre métallique en fer forgé de 17 T, long de 11,50 m. reposant sur trois paliers suiffés et tournant à 1,5 tours par minute .

Sur l'axe de l'arbre moteur se trouve un pignon de 100 dents, engrenant deux roues plus petites tournant, elles, à 5 tours par minute et qui entrainent par l'intermédiaire de quatre bielles quatre pompes foulantes/refoulantes conçues également par Sagebien.

La puissance de ce moteur hydraulique n'est que de 150 CV, ce qui semble faible aujourd'hui, mais suffit pour animer les quatre pompes, capables de déverser ensemble dans le canal, situé 15 m plus haut que la Marne, environ 320 l/s dans de bonnes conditions de chute.

 

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