05 & 06 juillet La Ronde du Cantal BCMF

9-En haut du col de Curebourse AURILLAC.jpg

5 et 6 juillet 2014 : Cyclo-montagnarde du Massif Central – La Ronde du Cantal


Une nouvelle étape pour Nicolas et moi dans la conquête de ce challenge qu’est le BCMF (Brevet cyclo-montagnard français) !

Rendez-vous pris ce samedi matin après un voyage peu rassurant sous la pluie et l’orage dans la traversée de l’Auvergne, vu les sempiternelles prévisions météo alarmistes. Cependant, arrivant à l’hôtel ce vendredi soir, le soleil reprenait le dessus.


Après la très officielle séance d’inscription, l’organisation avait proposé un repas à 10h avant le départ à 11h. Je ne sais pas trop pourquoi j’avais accepté cette proposition. Peu importe, après la photo du départ à 11h15 ce samedi 5 juillet, nous voilà partis. Pas de round d’observation, dès le premier kilomètre, on tape dans le dur ; premier petit col, col du Croizet, avec des pourcentages à 2 chiffres. Ce sera la caractéristique de cette journée du samedi : une succession de montées et descentes telle que le montre le profil du jour, dans le joli paysage du Carladès à l’est d’Aurillac. Jamais de temps mort, beaucoup de virages, peu de plat, dans une nature généreuse avec des paysages verdoyants, des solides maisons aux moellons gris entrecoupés de joints clairs. Evidemment, il s’agit d’un pays d’élevage avec de nombreux troupeaux à l’origine du fromage de Cantal.


Autre caractéristique de cette cyclo-montagnarde, les ravitaillements à chaque contrôle. En plus des traditionnelles tranches de quatre-quarts, de pain d’épices, des carrés de chocolat, de quartiers de fruits, un ensemble de petits morceaux de jambon, saucisson, pâté, fromage à avaler sur du pain permet un mélange salé-sucré du meilleur effet.


Entre le contrôle de Raulhac et celui d’Arris, le joli col de Curebourse à près de 1000m du haut duquel on a un splendide coup d’œil sur Vic-sur-Cère nous donne l’occasion de franchir des rampes de 15% qui, heureusement, ne sont pas trop longues.


Après le franchissement de la Cère, alors qu’il reste moins de 20km, 3 ou 4 raidards ponctueront cette fin de parcours sous un soleil revenu après une journée plutôt couverte mais sans une goutte d’eau.

Le lendemain, dimanche, classé en  alerte météo orange : grand soleil ! Nicolas, paniqué à l’idée de descendre les cols sous la pluie, reprend espoir. Départ vers 7h15. Les cuisses, les miennes en particulier, sont douloureuses ; les fantaisies de la veille laissent des traces. Le tracé du jour est plus classique : de la montagne telle que l’on se l’imagine avec franchissement de cols,  montées régulières et dénivelées importantes. 


La première et principale difficulté est le Pas de Peyrol culminant à 1589m. Mais, au lieu de prendre la route directe, l’organisation nous propose la Route des Crêtes. Cela nous vaut, comme la veille, dès la sortie de ville, une longue ascension par de petites routes magnifiques sous l’œil de paisibles troupeaux de vaches avec leurs veaux. Ce démarrage est difficile pour moi tant les jambes sont lourdes. Pour passer ce mauvais cap, je regarde les bornes kilométriques qui, peu à peu défilent ; je prends quelques photos et je demande à Nicolas de ne me pas me laisser tomber. Finalement, après les prairies, puis la forêt, de vastes étendues ouvertes sur les sommets qui se rapprochent. Nous apercevons nos collègues qui arrivent peu à peu à l’échancrure libératrice du col. Là se trouve notre premier contrôle : traditionnels échanges, photos, retrouvailles parfois, bref l’ambiance habituelle qui suit un bel effort.


Mais, ce n’est pas fini : la redoutable descente du Pas de Peyrol (la montée doit être encore plus redoutable) oblige à rester très vigilants avec les voitures et les motos de ce dimanche matin. Nous filons ensuite vers Salers (BCN-BPF 15) où les massives et sévères demeures constituent une merveille d’architecture ; une rapide visite et quelques photos permettent d’alimenter les souvenirs. Le temps, jusque-là magnifique se dégrade un peu. Les nuages s’accumulent. En gravissant le col suivant, le col Saint-Georges, un soudain coup de tonnerre et quelques gouttes nous inquiètent : arrêt pour bâcher, mais le temps d’enfiler la tunique, la pluie cesse. Je décide de rester en maillot court : bonne initiative car ce sera terminé, côté pluie et orage. Dernier ravitaillement en haut du col suivant, le col de Légal. Puis, c’est la longue descente presque jusqu’à l’arrivée, car une superbe côte bien dure nous rappelle qu’on n’est pas là pour encore rigoler. Enfin, à 16h15, le stade  d’Aurillac nous accueille avec la bière réparatrice mais payante !


Finalement, malgré le départ difficile du dimanche, l’ensemble des obstacles a été franchi. Grande satisfaction évidemment : ce challenge un peu fou pour moi, grimpeur besogneux, se réalise au fil des ans. Nicolas enrichit sa collection de cols. Beaucoup de rencontres et d’échanges au cours de ce brevet : le maillot de Meaux a été très remarqué en particulier par pas mal de gens qui ont travaillé ou ont de la famille dans notre région, ce qui ravive les souvenirs. Un grand coup de chapeau aux organisateurs qui nous ont gratifiés d’un brevet haut de gamme : 220km et 4150 m de dénivelée sur ces 2 jours au milieu de petites vicinales ou départementales charmantes.


Je suis bien obligé de dire que mon seul regret est d’avoir réalisé ce parcours seul avec Nicolas en tant que membre du MCT. Les soirées si agréables des précédents brevets montagnards permettaient une grande qualité de rencontres et d’échanges malgré nos manières différentes de rouler.


L’année prochaine, il restera les Pyrénées pour boucler ce brevet cyclo-montagnard ; d’après les cyclos locaux rencontrés, il se situera du côté de Bagnères-de-Bigorre. Je ne doute pas qu’il y aura là encore l’occasion d’une belle partie de manivelles : avis aux amateurs !


J. Leguay – 08-07-2014
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