31 août ~ 07 septembre Voyage Itinérant La Vélo Francette

Voyage itinérant 2016 : Ouistreham - La Rochelle

ou : De la Manche à l'Atlantique par la « Vélofrancette »  


     

 

Nous traverserons 7 départements, certains bien connus, d'autres moins : Le Calvados, l'Orne, la Mayenne, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vendée et la Charente Maritime. Entre 600 et 700 km de « voies vertes » ou de petites routes calmes.

 

31 août :

Approche en train de Paris pour Caen. Voyage en principe sans histoire, à part les 45 mn de retard dès le départ…

L'après-midi, petite mise en jambes tranquille le long du canal de Caen à la mer, la seule difficulté rencontrée étant de parvenir à sortir de la ville, les indications sur les voies cyclables étant parfois aléatoires, il y en aura d'autres… Mais on n'est pas pressés.

                                                 

Passage devant « Pegasus Bridge », et arrivée à la plage « Sword » : Souvenirs du « Jour le plus long » de juin 1944. Les clôtures de barbelés du port d'Ouistreham, abritant les ferries pour l'Angleterre, soulignent les problèmes actuels.

                                           

 1er septembre :

Départ vers le Sud, direction Flers. Nous remontons d'abord le cours de l'Orne, mais cela ne monte pas (encore) vraiment), en suivant le tracé d'anciennes voies ferrées, sur des revêtements variables : Bitume, gravillons, voire empierrement « rustique » : Aïe, les crevaisons ! Nous apprécions l'ombre des arbres, car la chaleur va nous accompagner. Puis, c'est la découverte de la « Suisse Normande »: Superbes paysages de bocage, pas de grands cols évidemment, mais des grimpettes incessantes, entre autres pour atteindre la « Roche d'Oetre », promontoire vertigineux, pourtant à seulement 118 m. Flers évoque pour certains la semaine fédérale 2011, arrosée à souhait.



2 septembre :

Nous retrouvons nos anciennes voies ferrées, et leurs pentes à peine perceptibles, profitons-en. Parmi les curiosités rencontrées : Un pont « mégalithique » (nous en rencontrerons un autre), construit comme un dolmen, avec un bloc de pierre massif .


                                                         

Plus récents, les restes de mines de fer, pas du tout négligeables, car expédiant le minerai dans d'autres régions, justifiant ainsi ces voies de chemin de fer maintenant disparues.                                                             

Un petit effort pour arriver à Domfront, jolie ville médiévale...et haut perchée, entre-aperçue en 2011 sous une pluie battante. Et insensiblement, après avoir remonté les cours d'eau se dirigeant vers la Manche, nous allons accompagner ceux coulant vers l'Atlantique : La « ligne de partage des eaux » est franchie. Mais nous devons d'abord retrouver notre chemin, égarés au milieu des prés, bois et cours d'eau, guidés par une signalétique pas toujours au point. 

Nous suivons bientôt la Mayenne, jusqu'à Laval, et ses innombrables écluses, qui ne servent plus guère que pour le tourisme fluvial.

   

 

3 septembre :

Et c'est reparti, toujours le long de la Mayenne. Pas pour moi, conducteur du camion ce matin : J'emprunte la « route des écluses » qui suit de loin la rivière, mais chaque écluse est accessible, au bout d'un chemin pentu et étroit. Cette route est tracée directement dans les collines : Les collègues ont été épargnés par les bosses, mais pas par le revêtement inconfortable de la piste.

Les rivières rencontrées constituent apparemment le paradis des pêcheurs, confortablement installés, et disposant d'un matériel impressionnant.

De Laval à Angers, en passant par Château-Gontier, les anciens moulins alternent avec châteaux et manoirs, et encore, on ne les aperçoit pas tous. Mais on ne peut pas manquer celui d'Angers, énorme forteresse du 13 ème siècle mêlant les pierres sombres d'origine ardoisière et celles de calcaire.

   


4 septembre :

Une fois de plus, pas facile de sortir à vélo d'une grande ville, heureusement, le dimanche matin, on ne gêne personne.

Nous traversons maintenant l'immense site des anciennes carrières d'ardoises, parsemé de lacs profonds et de sortes de « terrils » de blocs d'ardoise de toutes dimension. D'ailleurs, les anciens chevalets de mine, conservés, achèvent d'évoquer le Nord. C'est maintenant un parc naturel, gris (l'ardoise omniprésente) et vert (la végétation qui se réinstalle)

Nous en sortons par une originalité fluviale : traversée d'un cours d'eau à l'aide d'un petit bac à traction humaine : Il faut tirer sur la chaîne si on veut atteindre l'autre rive !

Puis, nous allons changer de dimension : Nous atteignons la Loire, que nous allons suivre jusqu'à Saumur. Nous retrouvons les paysages accompagnant « le Fleuve Royal » : Bancs de sables, îles sauvages, bateaux anciens (les gabarres) et, omniprésente, la pierre blanche (le tuffeau) utilisée pour les modestes maisons comme pour les châteaux les plus imposants. 

                                                                                                        L'étape courte nous a laissé le temps de nous promener : Visite de la ville en petit train, ce qui nous permet d'approcher du château construit en hauteur. Le passé militaire et équestre  de Saumur est bien visible avec les immenses bâtiments de l'école de cavalerie. Une foire aux vins a permis aux amateurs une dégustation des produits de la région.

 

5 septembre :

Nous suivons toujours (de loin) la rivière, de plus en plus modeste puisque nous remontons vers sa source, et pourtant j'apprendrai qu'elle mesure 140 km de long depuis la Loire.

                                                           

Et la végétation qui commençait à être bien sèche en Normandie et en Anjou, l'est complètement : Plus guère d'herbe sur les bas-côtés et plus grave, dans les prairies également : Que mangent les vaches ? Les champs de maïs qui n'ont pu être arrosés sont littéralement cuits, et nous n'avons pas froid non plus !

  

Voici une ville un peu plus grande : Parthenay, et dont le quartier ancien (encore sur une hauteur...), comprenant de nombreuses maisons à pans de bois, est entouré de puissantes fortifications .

Nous laissons Le Thouet prendre sa source aux confins de la Vendée, et nous dirigeons vers Niort,  en traversant une région de bocage un peu (trop?) accidentée, alors que le soleil ne faiblit pas. Et voici la Sèvre Niortaise,
                                               


un petit répit avant la dernière ascension (à pied, on a dû se tromper de chemin…) pour entrer dans Niort par la ville haute. Mais notre hôtel se situe… en bas, près de la Sèvre : On visite ! Au bord de l'eau, un énorme donjon de style roman est ce qui reste d'un vaste château du XIIème siècle.

 

6 septembre :

Dernière étape : Niort – La Rochelle.

Dès la sortie du Niort, nous pénétrons dans le marais Poitevin :

                                                                                                 

Les seules côtes seront les ponts sur les différents canaux. La route suit de plus ou moins près la Sèvre, large et calme, parfois à demi couverte de lentilles d'eau. Après un pique-nique sous les arbres en face du petit port de Damvix,


                                        

à nous les grands braquets (tout est relatif) pour filer vers la mer : La piste est bien roulante, même pas de vent d'Ouest, qui nous aurait au moins rafraîchis. Les grandes lignes droites avant et après le port de Marans sont un peu monotones, mais déjà La Rochelle s'annonce à l'horizon : Et voici les tours, le port, la mer !

Après des centaines de km de quasi-solitude, quel contraste : Le port couvert de bateaux, la veille ville parcourue de promeneurs, et surtout les immenses terrasses de cafés-restaurants occupées à 100 % , et ce sera le même spectacle le soir.

 

  


7 septembre :

Le retour.

Nos conducteurs sont partis de bonne heure, avec bagages et vélos habilement rangés dans le camion par Pierrot Limosin.

Le TGV de retour part en début d'après-midi : Nous profitons de la matinée pour visiter la ville, ses rues bordées d'arcades, de bâtiments très anciens, d'hôtels particuliers témoins de la richesse portuaire. Le soleil toujours présent nous incite à faire un tour du port, et à tremper les pieds à la plage toute proche.

           

 

Merci à Jacques Leguay, Organisateur en chef de nos voyages, et aussi à Patrick Fayon, dont le GPS nous a parfois remis dans le droit chemin. Et félicitations à nos cuisinières, qui chaque midi faisaient apparaitre un pique nique toujours réussi.




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