Nicolas & Jacques à Barcelonnette ,Cluny, Autun

Nicolas a 40 ans


En ce début d’année 2016 où Nicolas a franchi ce cap, je lui offre en cadeau une virée lui permettant d’enrichir son palmarès du Club des Cent cols : il lui en manquait 3 de + de 2000m pour prétendre aux « 200 cols » (5 de + de 2000m  par série de 100).


Christian Palluaud m’avait parlé de longue date de Barcelonnette, nid de « + de 2000 ». Il a d’ailleurs entraîné cette année sa bande de joyeux pédaleurs dans le Mercantour afin qu’ils se frottent à ces monuments.


Plus modestement, on choisit de partir 4 jours dans l’une des auberges utilisées par nos camarades, à l’Eterlou, près de Barcelonnette.


Après une approche pénible, le dimanche 10 juillet au matin, nous escaladons le col de Larche (1991 m) à la frontière italienne nous permettant au passage d’admirer le fort de Tournoux à la sortie de Jausiers. Montée longue mais accessible avec des pentes raisonnables. L’après-midi, je propose à Nicolas de monter seul le col de la Cayolle, route très étroite et escarpée puis verdoyante au milieu des pâtures et des troupeaux avant d’atteindre les pierrailles sommitales à 2326m.




Le lendemain lundi, souhaitant moi aussi me « payer » un « + de 2000 », nous partons pour une approche en voiture à Colmars , beau bourg fortifié. Nous montons le col d’Allos par la Foux d’Allos, triste station en été. Après le pique-nique au sommet (2247m),

                            

redescente vers Colmars puis montée pour Nicolas seul du col des Champs. Une rude escalade en sous-bois avant les paysages plus dégagés du sommet à 2080m     . A ce moment-là, Nicolas a ses 3 cols de « + de 2000 ».


Mardi, changement de programme bienvenu à cause du mauvais temps : repos, visite de Barcelonnette et de son musée consacré aux émigrés partis au XIXème siècle au Mexique chercher le travail et l’aventure et revenus au pays, enrichis.


Le lendemain, mercredi 13, notre dernier jour sur place, voulant remplir notre contrat, nous nous lançons dans la montée de la Bonette, seul objectif de la journée. Passant à Jausiers à 10h, il nous a fallu 3h 30 pour atteindre le col à 2715m dans un paysage totalement minéral ;      tout cela sous un splendide soleil dans un environnement merveilleux, malheureusement gâché pour nos oreilles par les flots de motards nous doublant sans discontinuer. Malgré tout, c’est le bonheur total à l’arrivée au col. Après un rapide casse-croûte, l’ascension de la Cime de la Bonette, plus haute d’Europe à 2802m, se fait par un vent marqué et frisquet.

A la descente, nous accédons au Faux col de Restefond (2639m), situé au débouché du chemin venant du col de la Moutière situé en contrebas de la Bonette. Un peu plus bas encore, nous contemplons au milieu des lacets impeccables, la caserne de Restefond, vestige des défenses frontalières.

                                                    


Au bilan : 5 « + de 2000 » pour Nicolas et 3 pour moi, ce qui me permet d’envisager une adhésion au Club des Cent cols, challenge hors de portée pour moi, il y a quelques années.


Des cerises sur le gâteau sur la route du retour. Une escale à Cluny permet de continuer notre randonnée permanente des sites clunisiens, le « Cluny de bronze », entamé en 2014 : 3ème boucle au départ de Cluny

                       avec passage à 3 petits cols du Rhône,    


à Solutré, Berzé-la-Ville et Berzé-le-Châtel. Et le lendemain, samedi 16, circuit autour d’Autun                  pour pointer notre 6ème site soldant ainsi notre BPF 71.


En fin d’après-midi, atterrissage sur le plancher des vaches avec des images plein la tête et un grand bonheur : je suis très fier de l’opiniâtreté de Nicolas qui m’a montré la voie des hauteurs.  


J. Leguay

création de site internet avec : www.quomodo.com