Voyage itinérant du 2 au 14 septembre 2018
De Saint-Nazaire à Hendaye
 
 
Nous poursuivons la découverte des itinéraires cyclables EuroVélo, avec cette année l'EuroVélo 1 qui relie la Norvège au Portugal.
 
Mais nous nous contentons de la partie française, également appelée la « Vélodyssée » : En 2017, nous avions découvert son parcours à travers la Bretagne, de Roscoff à Saint-Nazaire. Cette année ce sera de Saint-Nazaire à Hendaye en longeant l’océan.
 
« Parcours facile !» direz-vous ? Pas toujours, nous le verrons. D'ailleurs, dès la descente du TGV et le rendez-vous avec notre camionnette après avoir traversé les chantiers navals de Saint-Nazaire où les bateaux géants sont en construction, nous commençons par gravir le viaduc au-dessus de l'estuaire de la Loire : Belle rampe régulière et quelle vue ! Heureusement le vent ne souffle pas. Nous arrivons à St Brévin, carrefour des Eurovélo 1 et 6 en direction de la Roumanie, et que nous avons déjà parcourue jusqu’à Vienne.
Une petite halte-goûter chez Martine et Jean-Michel, et nous continuons à longer le littoral de Loire Atlantique, avec ses petits ports, ses plages, ce qui tempère un peu la chaleur de cet été redoutable.
 
Une fois en Vendée, nous irons même en « pleine mer », en empruntant le fameux passage du Gois, digue découverte à marée basse pour joindre l'Ile de Noirmoutier : Attention aux horaires !
Les belles plages sont souvent le terrain de jeu des amateurs de surf, même si les vagues sont encore modestes, nous en verrons de plus impressionnantes le long des Landes. Mais les villes côtières ont tendance à s'étendre : Entre St-Jean-de-Monts et les Sables d'Olonne, les constructions sont parfois envahissantes.
 
Dans l’intérieur, le Marais poitevin est bien sec, comme d’ailleurs beaucoup d'autres régions que nous traversons : La pluie serait la bienvenue, mais pas pour nous !
 
En Vendée comme en Charente Maritime, les pistes passent dans de beaux paysages, mais elles ne sont pas toujours confortables, quand le revêtement est constitué de graviers et de sable. Les pneus et les chaînes n'apprécient pas trop non plus  … Les routes tranquilles en cette saison ne manquent pas, et constituent une bonne alternative.
Parfois, c'est parfait : Bitume lisse, largeur impressionnante, comme dans le secteur des Sables d'Olonne ou majoritairement dans la forêt des Landes : L'accueil des touristes est soigné dans les régions balnéaires.
Et n'oublions pas le fourgon d'accompagnement : Le (la) conducteur reste évidemment sur les routes, mais on parvient à se retrouver régulièrement, ne serait-ce que pour le pique-nique.
 
Nous ferons étape près de La Rochelle, sans y pénétrer, nous connaissons déjà, et la ville est un peu grande, un passage par Fouras nous permettra d'apercevoir au loin le Fort Boyard.
A Rochefort, nous visitons la Corderie royale, gigantesque manufacture du XVIII ème siècle, lieu de fabrication des cordages des navires à voile. Mais une fois ceux-ci remplacés par la marine à vapeur, cette activité traditionnelle se réduisit et disparut. Et bien sûr, nous allons saluer le splendide navire royal, l'Hermione, au mouillage dans son bassin.
 
Nous poursuivons notre périple vers le Sud, en passant par Saujon puis Royan, pas facile à traverser malgré les pistes cyclables. Puis il faudra franchir la Gironde : Agréable et rapide avec le bac entre Royan et la pointe de Grave, sinon, quel détour !
 
Sur l'autre rive de la Gironde, nous serons accueillis par les pins, dont le parfum nous accompagnera jusqu'au Pays Basque. A Soulac-sur-Mer, petite ville balnéaire aux maisons roses et blanches, on peut (encore) voir « Le Signal », immeuble des années 60 construit dans les dunes, à 300 m de la mer, et maintenant prêt à être englouti par l'avancée inexorable de l’océan.
 
Dorénavant, nous roulerons majoritairement sur des pistes tracées à travers la forêt, et dans l'ensemble larges et bien revêtues. Quel régal : Pas une voiture ! Il faut juste surveiller l'arrivée des cyclistes roulant en sens contraire, car même dans ces zones peu habitées, ils peuvent être fréquents,  promeneurs et « rouleurs » locaux, ou cyclos au long cours, sur des machines bien chargées.
 
Et ces pistes, à l’inverse des routes ou des voies ferrées, sont souvent ni droites ni horizontales, car les concepteurs ont tenu à nous faire visiter la bordure occidentale de la forêt, occupée par des dunes de taille respectable. D'où la rencontre de rampes courtes, mais sévères, ainsi que de beaux lacets. Cela concourt à la variété des lieux, dont la végétation n'est pas toujours uniforme : les pins sont accompagnés de chênes, chênes-verts, chênes-lièges, genêts, bruyères…
 
Se succèdent : Hourtin, Lacanau, où nous aurons droit à la seule petite pluie du voyage, vite oubliée. Du Cap Ferret, nous apercevons la dune du Pilat. Mais pour s'en approcher, il faudra contourner le bassin d'Arcachon, une balade au profil bien horizontal, mais de 60 kilomètres ! Nous traversons Andernos, puis Arcachon et ses belles villas, avant une petite escalade sableuse (et pédestre) de la dune du Pilat, d'où nous dominons les deux océans : L'atlantique avec le célèbre Banc d’Arguin d'un côté, la forêt sans fin de l'autre : Nous sommes maintenant dans le département des Landes.
 
A Biscarosse, nous rencontrons d'autres étendues d'eau, douce cette fois : L'étang de Biscarosse-Parentis, juxtaposition étonnante mais apparemment harmonieuse d’une réserve naturelle, du tourisme et d’une exploitation pétrolière.
Dans notre traversée de cette immense forêt, nous retrouverons deux anciennes activités, remises au goût du jour : La récolte de la résine de pin, dont les pots de terre cuite autrefois accrochés aux troncs sont remplacés par des petits sacs en plastique, et l’exploitation de l’écorce des chêne-liège.
 
En poursuivant vers le Sud, nous traversons des lieux qui évoquent belles vagues et surfeurs : Mimizan-Plage, St Girons-Plage, Vieux-Boucau-les-Bains, Hossegor, Capbreton… Aux différentes  étapes du soir, certains d’entre nous sont allés faire trempette, l’eau est bonne et les plages calmes en cette saison, mais gare aux vagues, nous ne nous aventurons pas loin ! … Prudence.
 
Et nous voilà au Pays Basque : Bayonne, Anglet puis Biarritz forment une agglomération compacte, pas toujours évidente à traverser, avec une circulation dense. Le Vieux Bayonne qui vaut le détour, Biarritz, avec ses grands hôtels, casinos, résidences, dressés face à la mer, sa côte rocheuse découpée mérite une halte, et quelle ambiance le soir (l’Espagne est proche) dans les vieilles rues bordées de bars à tapas. Quel contraste après nos kilomètres de forêt silencieuse !
 
Nous avons un peu de mal à trouver les pistes cyclables pour nous rendre à St Jean-de-Luz, mais ce n’est pas loin. Visite de la vieille ville, lieu du mariage de Louis XIV et de l’Infante d’Espagne, pique-nique sur le port de pêche maintenant un peu endormi, blotti au fond d’une rade abritant également la plage.
 
Et nous voici arrivés au terme de notre voyage : Hendaye, dernière ville avant l’Espagne, juste derrière la Bidassoa, la rivière « frontière »
La plage, dominée par l’ancien casino de style mauresque, est immense, sauf à marée haute : On voit alors les baigneurs remonter prudemment et rapidement affaires et serviettes de bain. Hendaye est une jolie ville aux maisons colorées de style basque, qui s’est étalée le long de la plage durant le 20ème siècle. La vieille ville, accrochée sur une hauteur, est bien plus petite : Nous la visiterons en nous rendant à la gare, où nous attend notre TGV, car il faut bien rentrer…
 
Pour terminer, un petit commentaire concernant les pistes cyclables que nous avons très majoritairement empruntées, les revêtements et l’entretien sont très variables mais bons dans l’ensemble, nous sommes passés sans problèmes avec nos vélos de route (Seulement 3 crevaisons et aucun incident mécanique pour 10 participants sur un parcours de 925 km en 12 étapes). D’une manière générale, la signalétique, sans gros problème en dehors de villes, devient parfois hasardeuse en agglomération, comme si chaque ville s’ingéniait à appliquer ses propres règles … mais chercher un peu son chemin ne fait-il pas partie du plaisir du voyage ?
 
Enfin, merci à Jacques Leguay, concepteur et organisateur de nos si beaux voyages.
 
Viaduc Saint Nazaire
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6 - Marais poitevin 1.jpeg
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11 - Rochefort-La Corderie.jpeg
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13 - Lacanau - quelques gouttes.jpeg
14 - Soulac - Les maisons roses.jpeg
15 - Arcachon-pistes sablees.jpeg
16 - Arcachon-pistes en bois.jpeg
17 - Arcachon-Pistes en dur.jpeg
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Viaduc de Saint Nazaire
 
Passage du Gois (route submersible)
 
Marais Poitevin
 
Sécheresse
 
Chatellaillon plage
 
Rochefort - L'Hermione -
 
Lacanau, quelques gouttes
 
Arcachon - pistes sablées -
 
Tous seuls
 
Arrivée
 
 
 
 
 
 

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