Ce dimanche 6 mars marque nos premiers coups de pédale sur la route des BRM : nous commençons gentiment avec un 200km en Sologne. Nous sommes 4 petits meldois au départ.  Température proche de 0° au départ. Malgré le temps frisquet au départ, nous serons particulièrement gâtés par une magnifique journée ensoleillée.
 
Départ en 2 temps par conséquent : mes compères sont partis et moi j'ai patienté  … d'abord  car j'avais promis de prendre le départ avec un Seine-et-Marnais rencontré sur les réseaux sociaux puis  parce que je n'avais pas redescendu la trace sur le GPS.  Décalage/écart de 10 minutes par conséquent.
 
 
Je me suis élancer tranquillement et commencé à discuter avec un participant de la région midi pyrénéenne.
Quand il a fait une halte au bout d'une dizaine kilomètre, jai mis les bouchées doubles pour rejoindre mes petits camarades. . C'était drôle d'entendre le GPS égrener la vitesse moyenne tous les 5km et entendre que cette dernière  ne cessait d'augmenter.  J'ai eu des soucis avec la selle qui descendait ( les joies du réglages de départ) et je les ai rattrapé au bout de 40 km lors de leur halte.  Eux frais préservé dans peloton, moi tout en sueur à cavaler comme un beau diable pour les rejoindre.
 
Rouler en groupe est reposant, surtout après l'effort précédent. La gestion de l'effort est primordial sur ce genre de randonnée longue mais je me suis amusé à faire le yo-yo entre les différents groupes.  Une envie folle de rattraper les protagonistes de l'épreuve me prend systématiquement lorsque je les aperçois au loin.
J'augmente ma cadence afin de rattraper le dernier du groupe et  prends le temps de discuter, rire et reprendre ma route aussi vite que j'étais arrivé dans leurs roues.
 
La région est belle mais assez plate, heureusement pour nous car le plus dur fut durant les 60 derniers kilomètres.
Il a fallu rentrer la tête dans le guidon et se faire fin comme un rondin pour progresser face à ce vent depuis Chambord et jusqu'à Orléans. J'ai participé à l'effort du petit peloton que nous avions constitué avec d'autres participants.
 
C'est là que j'ai constaté que l'effort n'était pas partagé équitablement, qu'à cela ne tienne. C'est dans une bosse que le groupe s'est disloqué les "planqués" du groupe ont tenté un débordement. J'étais devant et à part un grognement de ce qui se passait, je n'ai rien compris.  500mètres plus loin les planqués étaient dans ma roue mais pas pour bien longtemps. Ne pouvant pas tenir face au vent, je me suis retrouvé 3 kilomètres plus loin dans un petit groupe de 4 puis de 2.  Le participant croisé en début de journée m'avait rattrapé et nous avons terminé ensemble. Nous avons repris  et dépassé quelques-uns sur les bords de la Loire en remontant à Orléans.
 
Dans Orléans, j'ai levé le pied afin de pédaler avec Simon BARRET, youtubeur que certains d'entre nous connaissent les vidéos de ses péripéties. L'arrivée fut qu'à quelques kilomètre de la cathédrale que ne put m'empêcher de photographier. Il n'y a plus qu'à continuer sur cette lancée pour qui sait rejoindre en 2023 le groupe de courageux sur le PBP en randonneur.